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 Vous êtes ici: Accueil >  Sommaire des numéros parus >  N°96 décembre 2007

Ecrire au poivron

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Site réalisé avec SPIP

        humeur : On écrit au Poivron

        Montreuil, ça fait “bobo” !

        La commune de Montreuil en Seine St Denis compte aujourd’hui près de 100 000 habitants et a la jouissance d’une réserve foncière sans équivalent pour sa surface et sa situation géographique.

    Elle est l’agglomération la plus étendue de la petite couronne parisienne et est l’une des plus convoitées sur le plan immobilier. Décrite comme le 21ème arrondissement de Paris, la ville de Montreuil avec à sa tête le député maire apparenté communiste Jean Pierre Brard, a vu ces dernières années le profil de sa population profondément évoluer, accueillant parmi ses nouveaux résidants, des personnalités du spectacle. Mais aussi un nombre croissant de sièges de grandes sociétés (Air France, BNP, Nouvelles Frontières, ministères ...). Un projet de centre ville pharaonique dont les travaux en cours s’achèveront en ...., avec en toile de fond des accords plus ou moins opaques entre promoteurs immobiliers et investisseurs institutionnels aux dents aiguisés et aux origines aussi diverses que surprenantes (Carlyle,....) accompagne cette mutation en cours. Montreuil aux deux visages et face à sa réalité.

    Montreuil la Fière.

    Fière de s’exhiber en vitrine, jamais avare d’efforts et d’énergie pour défendre son projet « cœur de ville ». Fière de ses choix d’architecture urbaine par ailleurs très souvent contestés, et saisissant la moindre opportunité pour monter au créneau dans le but avoué de s’approprier la réussite d’une prétendue politique de mixité sociale.

    Montreuil la Honteuse,

    Délaissant ses autres quartiers en les abandonnant à la jachère urbaine, incapable de préserver son patrimoine historique, le site naturel des murs à pêches pourtant classé sites et paysages, vestige et symbole d’une activité agricole et horticole ayant marqué l’histoire francilienne des siècles passés.

    Montreuil l’Arrogante,

    aussi, organisant sciemment et méthodiquement la dégradation et l’anéantissement de ce site depuis plusieurs décennies sur le dos de ses résidants, au travers de complicités coupables avec des entreprises exerçant des activités reconnues polluantes à quelques mètres des habitations, au mépris des lois et règlements en matière d’hygiène, de protection de l’environnement et de santé publique. Situation incroyable et inacceptable de la part d’un élu.... Responsable me direz vous...

    Assurément répondent les riverains du quartier organisés au sein de l’ADHM (Association de Défense des Habitants de Montreuil) qui ont parfaitement compris l’enjeu économique que représente ce gigantesque patrimoine foncier, équivalent à la moitié de la superficie du Pré Saint Gervais. Ils sont les témoins impuissants, victimes, depuis plus de dix ans du mutisme insolent des services compétents de la ville et d’une politique de la terre brûlée parfaitement orchestrée par la municipalité, dont le dessein est le saccage total de la zone pour justifier la mise en place d’un plan d’urbanisation ne répondant qu’aux seuls intérêts économiques de ses initiateurs. L’urgence est aujourd’hui sanitaire pour les habitants soumis à des inhalations de poussières de déchets toxiques. Leur combat est à deux niveaux : Ils demandent l’application de la loi et donc l’arrêt immédiat des ces entreprises polluantes et dangereuses ainsi qu’une remise en état du site à travers notamment la dépollution des sols.

    Ils demandent aussi le gel du projet d’aménagement développé de façon opaque, la transparence à travers la mise en place d’une procédure de concertation sur l’aménagement de l’ensemble du site, dans un souci de cohérence avec son histoire, son patrimoine paysager et ses pratiques horticoles et le devenir de la ville.

    L’ADHM, en deux semaines, a recueilli près de 1000 (1400 en octobre 2007) signatures de soutien, signe de l’intérêt véritable de la population pour ce site.

    Alan Grand Tulle


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